L’Europe et la France en question – le défi migratoire

L’Europe et la France en question

C’est pour demain : 9,86 milliards d’humains en 2050 dont 2,57 milliards d’Africains (1,25 milliards en 2017), 11,2 dont 4,39 milliards d’Africains en 2100 selon les projections de l’INED dans son étude biennale « Tous les pays du monde » de Septembre 2017. Aux mêmes dates, la population de l’Europe sera passée de 745 millions en 2017 à 636 millions d’individus en 2050 et autant en 2100 (pour la France métropolitaine de 65 à 72 millions d’habitants).

Ces chiffres posent sans ambiguïté la question de l’avenir de l’Europe et de la civilisation européenne aux racines latino-judéo-chrétiennes, en définitive celle de l’identité de l’Europe. C’est bien le défi posé par les flux migratoires très largement africains, avec des populations migrantes sans ressources et sans ou de faible formation. C’est un fait qu’il faut constater en toute lucidité.

L’Europe et la France, faut-il le rappeler, n’ont pas ou peu de matières premières hors la Russie. Leur niveau de vie élevé, leur protection sociale, ce qui en fait des pays dits « développés » n’est du qu’à une conception de la démocratie, à une organisation et à des infrastructures performantes, à l’innovation, à la maîtrise des technologies, à la formation supérieure de ses habitants.

Comment l’Europe et la France peuvent-elles relever ce défi pour que leur identité et la civilisation européenne (et dans une moindre mesure nord américaine) se poursuivent dans le futur c’est-à-dire dans l’Histoire ?

L’assimilation et d’intégration de ces nouveaux migrants, économiques pour plus de 95%, est impossible de part leur nombre très élevé, leurs cultures très différentes, leur quasi absence de formation. De plus, ils ne sont pas, à leur départ, adaptés au monde futur qui sera dominé par les hautes technologies, l’intelligence artificielle, la recherche, la connaissance. Ils ne pourraient donc que fragiliser l’Europe en l’appauvrissant et en lui faisant perdre son identité. En outre, leur migration ne résoudra aucun des problèmes de l’Afrique liés au développement historique de sa population.

Que peut alors faire l’Europe pour elle-même et l’Afrique, dont les destins sont désormais encore plus liés par l’évolution de la démographie.

Pour l’Europe, pays par pays, c’est organiser un plan nataliste à l’issue d’une « Conférence européenne sur la natalité », sur les principes du système français d’après-guerre qui a réussi (soutien aux familles, allocations familiales – à instaurer dès le 1er enfant -, crèches, ). C’est limiter les flux migratoires à l’accueil des demandeurs d’asile, à un regroupement familial au 1er degré –, à des contrats saisonniers de 6 mois pour des emplois s’ils existent, en rééquilibrant sur le moyen terme les migrants par continents ; pour la France, en complément, en organisant le respect absolu de la laïcité, principe de base de la République.

Pour l’Afrique, sans préjuger et en appui de ses propres politiques souveraines, l’Europe, à l’issue d’une « Conférence générale Europe – Afrique » pourrait organiser un Partenariat de développement concernant la formation des futurs cadres des nations africaines en Europe et en Afrique, les politiques de limitation des naissances, de santé, d’éducation, d’énergie, d’activités économiques communes dans leurs aspects techniques, des accords de limitation des flux avec des conventions de détachement provisoire.

C’est par l’équilibre que l’Europe et l’Afrique doivent construire leur avenir.

Michel MERCIER

Président de l’Union Gaulliste pour la Démocratie UGD

Michel MERCIER

Président de l'U.G.D ( Union Gaulliste pour la Démocratie ). Président Fondateur du mouvement politique LES REPUBLICAINS. Président Fondateur du think tank OBSERVATOIRE DE LA REPUBLIQUE. Secrétaire Fondateur du think tank EVOLUTIONWEB. Membre du Club du 21e Siècle.

Laisser un commentaire