NDLL : que restera-t-il ?

NDLL : que restera-t-il ?

 Le dossier juridique était définitivement clos avec le dernier recours en justice soldé il y a à peine moins de deux ans (donc pas de temps perdu dans un Etat de droit),… une consultation populaire (qui n’avait pas valeur de référendum mais alors pourquoi l’avoir décidé ?) avait approuvé le projet … le Candidat MACRON avait pris il y a un an à peine l’engagement de réaliser cet aéroport avec alors des arguments incontestables, d’évidence que chacun comprenait, le soutien des Elus. Le dossier était donc bouclé en totalité. Alors le Gouvernement … l’abandonne.

Pourquoi ? Le rapport demandé (dont les conclusions ouvraient bien une porte de sortie au Gouvernement – sans doute son véritable but), la « lenteur » du dossier exagérément présentée avec des amalgames dignes de fakenews (d’Etat), une inéquation du projet avec les données actuelles indiquée (mais il pouvait facilement être modifié, adapté – personne n’a ouvert cette possibilité), un trop juste OUI à la consultation (mais la démocratie c’est, sauf nouvelle définition, 50% + 1 voix), toutes ces explications sont de mauvaise foi, sont insincères comme aurait pu le déclarer la Cour des comptes. La réalité est bien plus simple et bien plus triste : le Pouvoir et l’Etat ont reculé devant une poignée de Zadistes  (quelques centaines au plus), occupant la ZAD sans aucun droits, vivant en marge de la République dans une micro contre société.

Pour le moment, l’opinion, bien orientée par les Médias (la voix de son Maître) approuve largement la décision du Gouvernement (« un lâche soulagement ») mais il reste encore à évacuer la ZAD (le Pouvoir cherche déjà toutes sortes de pirouettes pour aménager la « sortie » des Zadistes. Il faudrait peut être leur apporter des croissants … personne n’y a encore pensé).Cela risque donc de se compliquer beaucoup alors l’opinion bien consciente qu’il y a « un loup » dans ce renoncement pourrait se montrait très critique …

Bilan : la capitulation de l’Etat de droit et une ZAD constituée de 1.700 hectares perdue (elle aurait pu servir à un projet modifié ou à un autre).

Le signal envoyé est clair et compris comme tel.

Jamais l’Etat n’aura le courage de réinvestir les banlieues sensibles, les « territoires perdus de la République » où partout règne une société de non-droit, ou encore partout où la République est bafouée et piétinée. La France s’installe ainsi dans la « dictature des minorités », rendue possible par un Etat impuissant.

En même temps, les grèves des gardiens de prison, fonctionnaires d’Etat, ont montré des barricades avec des pneus enflammés, des véritables «feux de joie» ». Qui peut croire, après ces images « officielles » que des milliers de voitures ne puissent brûler chaque année en France (le seul pays en Europe avec cette ampleur) puisque tout devient normal.

Restaurer la République, l’autorité de l’Etat, c’est l’urgence non par des paroles et de la communication mais par des actes réels à moins que ne soient une fois encore des mots pour les sots.

« Le poisson pourrit par la tête » Proverbe chinois cité par Mao qui avait pour une fois raison.

Michel MERCIER

Président de l’Union Gaulliste pour la Démocratie

 

Michel MERCIER

Président de l'U.G.D ( Union Gaulliste pour la Démocratie ). Président Fondateur du mouvement politique LES REPUBLICAINS. Président Fondateur du think tank OBSERVATOIRE DE LA REPUBLIQUE. Secrétaire Fondateur du think tank EVOLUTIONWEB. Membre du Club du 21e Siècle.

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