Lettre n°11 – 2020 : De Gaulle en librairie

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FAITES VOTRE CHOIX DANS LA BIBLIOTHÈQUE GAULLIENNE

I. Les écrits du général de Gaulle

La Discorde chez l’ennemi, Berger-Levrault, 1924, réédité avec préface d’Hervé Gaymard, Perrin, 2018.

Le Fil de l’épée, Berger-Levrault, 1932, réédité avec préface d’Hervé Gaymard, Perrin, 2010

Vers l’Armée de métier, Berger-Levrault, 1934,

La France et son armée, Plon, 1938, réédité avec préface d’Hervé Gaymard, Perrin, 2016

Trois Etudes, Berger-Levrault, 1945

Mémoires de guerre, Tome 1 « L’Appel, 1940-1942 », Plon, 1954 ; Tome 2 « L’Unité, 1942-1944 », Plon, 1956 ; Tome 3 « Le Salut, 1944-1946 », Plon, 1959

Mémoires d’espoir, Tome 1 « Le Renouveau, 1958-1962 », Plon, 1970 ; Tome 2 « L’Effort, 1962… », Plon, 1971

Mémoires. Nouvelle édition. Édition de Marius-François Guyard. Parution le 27 Février 2020. Bibliothèque de la Pléiade, n° 465

 

Discours et messages

Les 5 volumes de Discours et Messages couvrent la période du 18 juin 1940 au 28 avril 1969 et sont publiés entre le mois d’avril et le mois de septembre 1970. C’est le général de Gaulle lui-même qui a procédé à la sélection des allocutions avec l’aide de l’historien François Goguel. Ne figurent dans ces recueils que les discours reposant sur un texte écrit ce qui exclut les très nombreuses allocutions improvisées dont la teneur ne pouvait être reconstituée de manière précise.

Lettres, Notes et Carnets

Les 13 volumes de Lettres, Notes et Carnets couvrent la période 1905-1970 et ont été publiés chez Plon entre 1980 et 1997 sous la direction de l’amiral Philippe de Gaulle. Ils regroupent une grande partie de la correspondance personnelle du général de Gaulle ainsi que de larges extraits de ses carnets de notes.

 

2020, année de Gaulle :  les nouveautés et les rééditions

En kiosque le 28 mai 2020

De Gaulle. Hors-série Le Point, 28 mai 2020

Son nom est devenu synonyme d’une France libre et puissante. De Gaulle, l’homme de l’appel du

18 juin s’est imposé dans l’histoire d’abord comme un rebelle, un résistant puis comme un leader politique charismatique, en France comme à l’étranger. Adoré, haï du temps de sa présidence, il est devenu après sa mort un mythe, un idéal d’homme politique qu’à droite comme à gauche on se prend à regretter.

De Gaulle avait réfléchi à ce que doit être un Etat, un chef et une société, nécessairement unie et juste pour être prospère. Cette philosophie de l’action et du pouvoir, il l’a mise en pratique, pendant la guerre et surtout pendant sa présidence.

Mais qui était-il vraiment ? Dans ce dossier spécial, le Point raconte l’homme, le guerrier, le politique et aussi l’écrivain, trop souvent oublié. Des débuts du « petit Lillois de Paris » jusqu’à sa mort à Colombey, de la gloire à la défaite finale, tout est dit, grâce aux témoignages multiples, admiratifs ou hostiles, mais aussi aux écrits du Général.

Un dossier de 148 pages pour découvrir la vie, le destin et l’héritage de Charles de Gaulle.

Accéder au sommaire

 

Janvier-mai 2020

Denis Tillinac, Dictionnaire amoureux du Général. Perrin

Aventurier shakespearien aux prises avec des ennemis innombrables, de Gaulle a imaginé le roman de sa vie, et l’a imposé sur le théâtre tragique de l’Histoire en amoureux d’une France qui aujourd’hui encore lui doit presque tout.
Il fut un héros aux frontières de la folie. Un chef de guerre longtemps seul contre tous. Un homme d’État visionnaire dans la lignée de Richelieu. Un écrivain dans le sillage de Chateaubriand. Et un méditatif lourd de mystères. Dans son incroyable saga, il a enrôlé des personnages fascinants,
baroudeurs et moines-soldats d’un idéal chevaleresque. Le gaullisme est une leçon de morale, celle de l’insoumission et du panache, teinté de romantisme noir.

Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Les Français de l’an 40. Tome 1 : La guerre, oui ou non. Tome 2 : Ouvriers et soldats. Coll. Folio Histoire, 2020

Le premier tome brosse le tableau des mentalités de guerre sur fond des années trente, du Front populaire et de Munich : les divisions de l’opinion devant l’Allemagne nazie, les incertitudes d’une nation anémiée physiquement et moralement et qui, mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée de xénophobie et d’antisémitisme, se réfugie dans l’attentisme pour se lancer finalement au combat, à l’avant-garde des démocraties, à travers l’épreuve douteuse de la «drôle de guerre».
Le second tome scrute attentivement les deux fronts dont dépendait le sort du pays : industriel et militaire. Qui incriminer, si, en mai 1940, l’armement était incomplet, l’aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées, le moral incertain et l’esprit d’offensive mal soutenu ? L’auteur met en lumière – autres apports de l’ouvrage – le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l’Armement Raoul Dautry ; comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L’histoire n’attend pas.

Mai 2020

Michel Onfray, Vies parallèles : de Gaulle-Mitterrand. Robert Laffont, 14 mai 2020

Conçu sur le modèle des « Vies parallèles » de Plutarque, l’auteur démontre tout ce qui opposait ces deux hommes d’Etat à commencer par leur vision de la France, leur façon d’incarner la nation et de conduire leur vie. Une quinzaine de thèmes sont abordés parmi lesquels le milieu, l’éducation, le pouvoir et la mystique. 

Philippe Valode, De Gaulle, un homme dans l’Histoire. Editions de l’Archipel, 28 mai 2020

Un demi-siècle après sa mort, cette biographie cherche à comprendre les motivations du général de Gaulle, dont la vie s’apparente à un parcours d’obstacles politiques et d’adversités personnelles, d’épreuves physiques et de coups du sort, de solitude et de découragement, conditions mêmes de son audace.

Général André Beaufre, Le Drame de 1940. Préface de Nicolas Le Nen. Perrin, 28 mai 2020

« Le vent de l’Histoire, quand il s’élève, domine la volonté des hommes, mais il dépend des hommes de prévoir ces tempêtes, de les réduire et même, à la limite, de savoir les utiliser. » Membre du Grand Quartier général au moment de l’invasion de la France par la Wehrmacht, le Général André Beaufre a été le témoin impuissant d’une débâcle sans précédent dans l’histoire militaire, d’autant plus humiliante qu’elle aurait pu être évitée. De son expérience au sein de l’état-major français, il dresse un bilan sans appel : manque d’initiative, retard technique considérable, attentisme des officiers… Autant de facteurs qui contribuent à rapprocher son récit du chef-d’œuvre de Marc Bloch, L’Étrange Défaite, où se lit notamment la même impression de décalage générationnel ressentie au sein de l’état-major français. Si Bloch était un historien dans la guerre, le général Beaufre était un militaire conscient des rouages de l’Histoire. Le général complète ses souvenirs de la « drôle de guerre » d’une analyse acérée et brillante, à la croisée du travail d’historien et de philosophe : autrement dit, en véritable stratège. Un ouvrage exceptionnel, dont le général Nicolas Le Nen relève la profondeur dans une préface experte et de nombreuses notes.

Juin 2020

Marc Fosseux, Nous autres gens du Nord. De Gaulle et les Hauts de France. Editions de la Voix du Nord, juin 2020

Mathieu Gabella, Christophe Regnault, Michael Malatini, Frédérique Neau-Dufour, De Gaulle. Tome 2, Coll. Ils ont fait l’histoire, Glénat, 3 juin 2020

La collection « Ils ont fait l’Histoire » consacre une série à l’une des figures majeures de la Seconde Guerre mondiale et l’un des plus grands hommes d’état français. Ce deuxième volume se concentre sur l’intervention de Charles de Gaulle lors de la Seconde Guerre mondiale, avec en point d’orgue le légendaire Appel du 18 juin.

Albin Queru, Charles de Gaulle. Quelle histoire, 3 juin 2020. Livre jeunesse

Combattant pendant la guerre de 14-18, fer de lance de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, puis premier président de la République élu au suffrage universel, Charles de Gaulle est l’une des figures les plus marquantes du XXe siècle. Cet ouvrage permettra aux plus jeunes de suivre pas à pas l’incroyable destin du général de Gaulle.

Gilles Ragache, Juin 1940. Perrin, 4 juin 2020

L’auteur raconte comment la défaite de la France au cours du mois de juin 1940 marque une rupture décisive tant dans l’histoire du peuple français que dans celle du monde, modifiant les grands équilibres militaires et politiques. Il explique pourquoi, alors que la victoire du Reich semble assurée, Churchill et de Gaulle affirment avec force, dès le 18 juin, une victoire totale contre Hitler.

Frédérique Neau-Dufour, De Gaulle, homme de l’Est. La Nuée bleue, 5 juin 2020

Un livre qui met en lumière les liens familiaux, politiques et imaginaires de Charles de Gaulle avec l’Est de la France.

Oui, De Gaulle aime l’Est ! Les provinces perdues, le Rhin, les cathédrales de Reims et de Strasbourg, le mémorial de Douaumont ou celui du Struthof, la ligne bleue des Vosges : l’Est incarne pour Charles de Gaulle une certaine idée de la France, une France où le souffle de l’histoire a laissé de profondes cicatrices. Dans ce livre vivant, documenté et très illustré, Frédérique Neau-Dufour nous emmène sur les pas de Charles de Gaulle dans ces régions frontalières qui recoupent à peu de chose près le Grand Est actuel : dans les terribles combats de Verdun, au cœur de sa vie familiale sur les terres de Champagne où il s’installe en 1934, à la tête des chars qu’il commande à Montigny-lès-Metz ou durant la Drôle de guerre à Wangenbourg. Ralliés à la croix de Lorraine, les combattants de la France libre libèrent l’Est au prix de dures batailles. De Gaulle fait de la Libération de l’Alsace et de la Moselle une priorité nationale. Il mène ensuite d’autres combats, institutionnels avec le discours d’Épinal, et politiques, avec le RPF qu’il lance à Strasbourg en 1947. Son action de président de la République le mène souvent dans ces départements si chers à son cœur où il compte de forts soutiens et où, à Reims, il scelle la réconciliation franco-allemande. Et c’est à Colombey-les-Deux-Églises, dans son modeste village, qu’il se retire et choisit de reposer pour toujours.

Jean Garrigues, De Gaulle à la plage – L’homme providentiel dans un transat. Dunod, 10 juin 2020

Présentation du parcours du Général et de la notion de héros français qu’il a incarné par trois fois : lors de l’appel du 18 juin 1940, à la libération de Paris le 26 août 1944 et enfin le 13 mai 1958, lorsque le putsch d’Alger l’amène à revenir sur la scène politique pour résoudre la crise algérienne, ce qui mène à l’instauration de la Ve République.

 

Simon Laplace, Charles de Gaulle. Nouvelles sources, 10 juin 2020

Premier président de la Ve République, il est le chef d’État le plus apprécié de l’histoire du régime. De Gaulle est le symbole de la lutte contre l’occupant et contre Vichy. Il est reconnu comme le chef des Français libres. Le peuple français lui doit la restauration de la République, la Constitution de 1958 et le suffrage universel direct. Si les séquelles de la Guerre d’Algérie et les évènements de mai 68 ont provoqué une crise qu’il n’a pu gérer, il reste un nom qui suscite une émotion toute particulière.

 

Dominique Lormier, De Gaulle intime et méconnu. Alisio, 10 juin 2020

Après des décennies de publications et de documentaires, on croit tout savoir de Charles de Gaulle. Or de nombreux faits et anecdotes demeurent méconnus. S’appuyant sur des documents et des témoignages inédits, Dominique Lormier nous offre un Charles de Gaulle sans masque et nous dévoile le grand homme d’État – qui a marqué la France comme aucun autre président – dans son intimité et ses réalités ignorées. Par-delà le récit officiel et l’historiographie consacrée, découvrez l’homme qui se cache derrière l’une des figures d’État les plus emblématiques de la France.

Edmond Michelet, Rue de la Liberté – Dachau 1943-1945. Préface d’Hervé Gaymard et d’Olivier Wieviorka. Seuil (le 11 juin)

Edmond Michelet, catholique et résistant, raconte son emprisonnement à Dachau, de 1943 à la libération du camp. Écrit peu après la guerre, ce témoignage porté par la foi et l’humanisme, a fait date.

Écrit en 1955 à partir des notes qu’Edmond Michelet avait prises pendant son emprisonnement à Dachau de 1943 à 1945, Rue de la Liberté constitue un témoignage de première importance sur l’expérience concentrationnaire. Particulièrement vivant, profondément imprégné par sa foi, le livre décrit ce que fut la vie d’un résistant français qui a dû et pu survivre près de vingt mois dans un block de Dachau. Il analyse les conflits qui surgissaient entre classes de détenus – politiques et « droit commun » – allemands, latins et slaves ; il démonte la curieuse machine politique qui avait fini par s’organiser, l’équilibre des pouvoirs dans une cité d’esclaves hantés par la mort et qui, pourtant ne cessaient de regarder vers la vie. Une galerie de beaux portraits psychologiques alterne avec des scènes dramatiques et de larges fresques, comme l’épidémie de typhus de l’hiver 1944-1945 et la pagaille ubuesque d’une libération de fantômes le 29 avril 1945. Le témoignage du chrétien, qui dit qu’il a tiré force de sa foi, est porté sans ostentation. Et ce récit émouvant et terrible fait ressortir avec la plus grande clairvoyance possible l’ambiguïté d’une aventure où l’homme a révélé les pires côtés de sa nature, mais aussi son héroïsme et son irrépressible spiritualité.

Pierre Servent, De Gaulle et Pétain. Perrin, 11 juin 2020

Le duel emblématique du XXe siècle.  » De l’affection réciproque à la séparation, de la séparation à la déchirure, la relation Pétain-de Gaulle fut celle de deux visionnaires aux destins en miroir, frayant avec les sommets et les gouffres. Elle illustre quelques-unes des pages les plus glorieuses et les plus désastreuses de l’histoire de France. Rarement duel père-fils aura divisé un peuple si durablement et si profondément. Le choc de deux  » mêmes « , de deux légitimités hautaines, de deux orgueils blessés par l’incompréhension des autres et par des promotions militaires tardives. Ils se sont tant aimés pour ces douleurs muettes partagées d’un regard, pour cette griserie des altitudes auxquelles les médiocres n’ont pas accès. Mais en 1940, chacun est convaincu d’incarner seul la France. Le Vainqueur de Verdun contre l’Homme du 18-Juin. Œdipe de retour… Ils se sont alors déchirés tout en conservant secrètement le reliquaire de leur affection perdue.  » (Pierre Servent)

 

Fondation Charles de Gaulle, Défendre la France. L’héritage de De Gaulle à la lumière des enjeux actuels. Nouveau Monde Editions, 17 juin 2020.

L’étude de la politique de défense constitue un angle de vue privilégié pour appréhender la vision gaullienne de la Ve République, en ce que celle-ci influe sur d’autres domaines (réorganisation constitutionnelle, politique de recherche, politique étrangère, souveraineté technologique, etc.). Les principes et les décisions du général de Gaulle constituent pour ses successeurs à la fois un héritage et un socle face auquel il s’agit de se positionner

À partir de trois thématiques – le dispositif de défense dans l’État, la présence militaire de la France à l’étranger, et la défense et les moyens de l’indépendance stratégique –, les meilleurs spécialistes du sujet analysent l’héritage du Général à l’aune des enjeux actuels : lutte contre le terrorisme, crise de l’OTAN, défense européenne, question du nucléaire…

 

Henri de Wailly, De Gaulle sous le casque. Perrin, 18 juin 2020

Le récit haletant d’une brève mais violente période de la vie du général de Gaulle qui, du 28 mai au 5 juin 1940, résista aux Allemands sur la Somme à la tête de cinq cents chars.

À partir du 28 mai 1940, la 4e division cuirassée du colonel de Gaulle participe à l’offensive d’Abbeville, sur la Somme, qu’elle mène jusqu’à l’épuisement. Le 5 juin, le général (à titre provisoire) de Gaulle devenait sous-secrétaire d’État à la Guerre et à la Défense nationale. C’est cette brève, mais violente période de sa vie qui est ici mise en lumière. Pour y parvenir, l’auteur a mené une enquête minutieuse en France et en Allemagne afin de regrouper les rares textes contemporains et de recueillir plusieurs centaines de témoignages, tant auprès de ceux qui servaient avec de Gaulle qu’auprès de l’ennemi. Vif, contrasté, rapide, surprenant, ce récit nous emporte des centres de décision au terrain, du PC même du Général à celui de son adversaire. L’image qui se dégage est celle d’un chef solitaire et énergique, mais aussi celle d’un homme sourd à tout conseil, jaloux de son autorité, plus attaché aux données stratégiques de la guerre qu’aux conditions imposées du combat.

 

 

Juillet

Le DVD du film De Gaulle, réalisé par Gabriel Le Bomin, avec Lambert Wilson et Isabelle Carré. M6 Vidéo, 8 juillet 2020

Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne de Gaulle, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent. Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre une autre voix : celle de la Résistance.

 

Septembre 2020

Comme en 40. Et vous, qu’auriez-vous fait ?  Catalogue de l’exposition présentée au Musée de l’Armée du 17 septembre 2020 au 31 janvier 2021. Gallimard (3 septembre 2020)

Ce catalogue, qui prolonge l’exposition présentée au musée de l’Armée (à partir de septembre 2020), se concentre sur l’année cruciale qu’est 1940 en la plaçant « à hauteur d’hommes ». Année de la défaite, c’est aussi l’année de la signature des armistices, des débuts de l’Occupation, de la création de l’État français par le maréchal Pétain, de l’émergence sur la scène publique du général de Gaulle… Cet ouvrage décrypte ces événements et leurs conséquences sur les Français et s’interroge sur la manière dont ceux-ci vivent l’année 1940.

Jean-Claude Perrier, De Gaulle vu par les écrivains. D’Aragon à Zagdanski. La Table ronde, 3 septembre 2020.

Portrait du général de gaulle dans le miroir des écrivains. De son vivant ou depuis sa mort. Ses thuriféraires, ses «sympathisants», ses adversaires aussi (de gauche comme de droite) ont bâti la chanson de geste gaullienne et contribué à asseoir la légende d’un homme exceptionnel et parfaitement conscient de son exception, qui s’est inscrit, dès le «non» du 18 juin 1940, dans le sillage des héros de l’Histoire nationale.

Jean-Paul Bled (dir), De Gaulle, l’homme du siècle. Editions du Cerf, 10 septembre 2020

L’historien Jean-Paul Bled, directeur de cet ouvrage, a réuni les plus éminents spécialistes, historiens, hommes politiques, écrivains, parmi lesquels Jean-Pierre Chevènement, Hervé Gaymard, Eric Anceau, Michele Cointet, Olivier Germain-Thomas ou encore Arnaud Teyssier. Tous dessinent un portrait contrasté de l’homme et de son œuvre. On retrouve, tour à tour, le chef de la résistance, le fondateur de la Ve République, le héros de l’indépendance de la France, le patriote intransigeant, le pourfendeur des hégémonies et le champion des indépendances nationales. Cinquante ans après sa mort, les tumultes du monde vérifient ses intuitions. Ce livre est là pour le démontrer.

 

Novembre

Max Gallo, De Gaulle, les images d’un destin. Le Cherche-Midi éditeur, réédition 5 novembre 2020

Un livre d’images d’une richesse exceptionnelle sur  » l’homme de Gaulle « . Mais à l’image s’ajoute la réflexion, invitant les lecteurs à un triple parcours dans le destin du général de Gaulle. Parcours chronologique : Max Gallo le biographe raconte, Yves Guéna le témoin, se souvient. Mais aussi, parcours analytique : Max Gallo décrypte en historien quelques photographies clés de l’épopée gaullienne. Parcours thématique, enfin, à travers les symboles, les œuvres et les lieux emblématiques du général…

En quoi crise sanitaire et crise économique sont-elles si étroitement imbriquées ?

Une partie importante de l’appareil productif est à l’arrêt, pour des raisons à la fois sanitaires et économiques. Les chaînes de production et de distribution au plan international comme dans l’économie nationale sont paralysées. Avec le chômage partiel et le télétravail, nous sauvons, à court terme, les meubles…Mais le choc d’offre est bien là. A quoi s’ajoute le choc de demande né à la fois des pertes de production et de revenus, et du confinement par ailleurs indispensable. Car, avec ce confinement, la consommation est réduite dans tous les domaines, et se forme, pour ceux qui en ont les moyens, une sorte d’épargne « forcée ». Plus le confinement se prolonge, plus son « coût » économique va s’accroître. L’INSEE et d’autres Instituts de conjoncture ont débouché sur l’estimation suivante : un mois de confinement fait perdre à la France 3 points de PIB. Il existe en l’espèce une non-proportionnalité :  deux mois de confinement pourraient « coûter » plus de 6 points de PIB, par le jeu de phénomènes d’entraînement et de propagation. J’utilise volontairement les guillemets pour parler des « coûts ». Car je n’accepte pas cette présentation qui souligne l’arbitrage entre le sanitaire et l’économique. J’ai toujours, sur une base éthique, refusé les raisonnements qui, pour développer une analyse coûts/avantages, prétendent calculer la valeur (ou le prix) de la vie humaine. Je fais totalement mienne la formule de Malraux : « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie ». La vie, c’est plus important que le taux de croissance, que les règles budgétaires. S’il faut pour des raisons sanitaires et pour sauver des vies prolonger le confinement, faisons-le sans hésiter quoiqu’en pensent le MEDEF ou d’autres instances patronales. Le pire scénario serait celui d’une sortie prématurée du confinement, avec derrière, par manque de masques et de tests (manque à corriger le plus vite possible !), une nouvelle flambée de la pandémie et un retour vers le confinement. Ce scénario d’une fausse sortie, résumé par la lettre W, serait catastrophique, et là l’économique et le sanitaire se rejoignent complétement. Le scénario annoncé par le Président de la République d’une sortie progressive du confinement à partir du 11 mai, correspondant donc à près de deux mois de confinement, relève, me semble-t-il, d’un assez bon équilibre entre les considérations sanitaires et économiques. Je regrette cependant l’annonce de la réouverture, progressive également, des écoles, collèges et lycées à partir de la même date du 11 mai. J’en vois les motivations économiques : faciliter le retour des parents vers leurs activités en présentiel. Mais j’en crains les conséquences sanitaires. Il aurait été plus sage d’attendre pour cette composante-là le début juin.

Cette crise est-elle plus grave que celle de 2008-2009 ?

Oui, sans hésiter. D’abord, la crise enclenchée en 2007-2008 était, au départ, une crise immobilière et une crise bancaire, alors que la crise actuelle touche directement l’économie réelle, c’est-à-dire le cœur du système : l’investissement, la production, l’emploi…. En second lieu, la secousse de  2007-2008 ne cumulait pas avec autant d’intensité que la crise actuelle un choc d’offre et un choc de demande. Ce qui amplifie le problème aujourd’hui, c’est que le Covid 19 représente un choc symétrique (il concerne le monde entier) et séquentiel puisqu’il touche l’un après l’autre tous les continents. Désormais, le virus attaque l’Afrique, alors qu’il est loin d’être éradiqué en Europe, aux états-Unis et même en Asie, là d’où il est parti…Tout cela va se retrouver dans les chiffres : alors que le PIB en volume n’avait reculé en France « que » de 2,5% en 2009, il pourrait diminuer de près de 8% en 2020. Telle est la prévision officielle de Bercy en ce mois d’avril 2020. Donc, une « belle récession », l’une des plus fortes que la France ait connues depuis 1945. En 2009, le PIB mondial (en volume) n’avait baissé « que » de 0,6%. Vu la récession attendue aux états-Unis, dans beaucoup d’autres zones, le ralentissement chinois, etc., la récession mondiale va être cette année beaucoup plus marquée : -3% selon le FMI, d’après l’estimation forcément provisoire d’avril 2020. Le recul du PIB chinois au 1er trimestre 2020 (-6,8% en rythme annuel)), du jamais vu depuis plusieurs décennies, est un indicateur avancé de ce qui nous attend pour cette année. Encore faut-il prendre cette estimation avec des pincettes, car la réalité chinoise est probablement pire…

Et la comparaison avec la crise de 1929 ?

Toujours d’après le FMI, la récession mondiale de 2020 pourrait être la pire depuis les années 1930. Nous verrons bien, et il faudra le recul historique nécessaire pour y voir plus clair. Mais déjà, une différence de taille apparaît. Face au choc boursier de 1929 et à ses conséquences, il n’y a pas eu de pilotes dans l’avion, ou alors ils ont mal piloté. Au lieu de mettre en œuvre des politiques contracycliques, les autorités ont à l’époque plutôt accentué la crise via des politiques monétaires et budgétaires restrictives. Face au Covid 19, les banques centrales lâchent tout, comme elles l’avaient fait face à la crise de 2008. Je salue tout particulièrement la réactivité et le pragmatisme de la BCE, qui au total met sur la table pour plus de 1000 milliards d’euros de liquidités additionnelles. Les Etats ne sont pas en reste ; ils n’ont pas d’autre choix, devant le péril sanitaire, que de laisser filer les déficits publics et donc les dettes publiques. Clairement, à la différence de 1929, nous avons des pilotes dans l’avion et, globalement parlant, ils pilotent plutôt bien…

Revenons à la France. Que craignez-vous spécialement pour les mois qui viennent ?

En matière économique, je crains avant tout les faillites d’entreprises et la montée du chômage. Par-delà la casse dans les secteurs directement touchés par les conséquences de l’épidémie (aérien, tourisme, hôtels-restaurants, commerces…), beaucoup d’entreprises, je pense en particulier aux TPE et PME, dans tous les secteurs sont déjà ou vont être confrontées à de graves difficultés de trésorerie et de financement : montée des arriérés de paiements, essor rapide des délais de paiements donc du crédit interentreprises, pertes d’exploitation mettant nombre de firmes au bord de la rupture…Le gouvernement a pris des mesures pour limiter la casse, et il a élargi progressivement les conditions d’accès au Fonds de solidarité, à d’autres Fonds de secours, aux 300 milliards de crédits bancaires garantis par l’Etat. Sur le terrain, ces bonnes décisions mettent parfois trop de temps à imprimer…Sans abuser d’autoritarisme, l’Etat doit veiller à ce que les banques, les compagnies d’assurance et autres relais financiers transmettent vers l’économie réelle les initiatives et incitations publiques.

Mon autre crainte concerne le chômage. Pour l’instant, le coût social de la crise est masqué par l’essor du chômage partiel, qui en avril 2020 touche près 10 millions de Français. Un dispositif coûteux pour le budget de l’Etat et pour la Commission européenne, qui va prendre en charge une partie de la facture via un emprunt spécialement affecté à cette dépense. Mais un dispositif qui préserve l’avenir et empêche à court terme la montée du chômage. Celle-ci pourra-t-elle être évitée si la récession de 2020 est bien de -8% ? Tout dépendra du calendrier et de l’intensité de la reprise économique post-crise. On ne peut pas écarter d’emblée le scénario selon lequel, après le temps du chômage partiel, formule qui de toute façon ne pourra pas durer trop longtemps, viendrait le temps de l’augmentation du chômage tout court. Une inversion donc de l’évolution enregistrée depuis près de deux ans.

Que voyez-vous comme scénario de sortie de crise ? Quels seront les grands défis de la sortie ?

Le FMI me paraît aujourd’hui trop optimiste, avec l’hypothèse d’une croissance mondiale de 5,8% en 2021, autrement dit un scénario de reprise en V. Je suis plus réservé : la remise en marche de l’appareil productif sera progressive, le rattrapage dans beaucoup de secteurs ne sera que partiel, et les ménages même après le confinement vont rester frileux et certains vont peut-être même modifier leur modèle de consommation en prolongeant quelques habitudes prises pendant le confinement. Ce schéma correspondrait plus alors à une reprise en U ou en L, en fonction de la vitesse du retour à la tendance (retour, je viens de l’évoquer, qui sera lent et partiel sur certains points).

En sortie de crise, trois défis risquent de dominer : 1/ la montée du chômage, citée plus haut. 2/l’explosion des déficits publics, des dettes publiques et des dettes privées. Déjà, l’estimation provisoire faite en avril 2020 table pour la France sur un déficit public de 9% du PIB pour cette année et une dette publique de 115% du PIB en fin d’année. In fine, la facture devrait être encore plus lourde, et c’est vrai quasiment partout dans le monde, avec certes des niveaux de départ des ratios de déficits et de dettes très différents selon les pays (l’Allemagne a des marges de manœuvre que nous n’avons pas du côté français pour enregistrer une dérive de ses finances publiques). 3/un risque d’inflation ? Je mets un point d’interrogation pour la raison suivante : l’abondance de liquidités dans le monde depuis 10 ans n’a pas provoqué de rebond de l’inflation (au sens habituel) dans nos économies, contrairement au dogme monétariste ; elle a alimenté des bulles (nouvelle forme d’inflation, l’inflation des prix d’actifs) sur certaines classes d’actifs. Pour gérer la crise du Covid 19, les banques centrales injectent massivement encore plus de liquidités et s’apprêtent à monétiser une grande part des dettes publiques additionnelles. L’inflation sera-t-elle cette fois-ci de retour, une manière aussi de gérer le surendettement public et privé en allégeant la valeur réelle des dettes ? Rien de mécanique dans tout cela. Ce scénario ne peut pas être écarté d’emblée, même si j’ai tendance à penser que la combinaison de ces dernières années – beaucoup de liquidités et pas assez d’inflation au regard de l’objectif des banques centrales – pourrait perdurer…

La mondialisation va-t-elle être remise en cause ?

Nous assistons déjà, nous allons assister de plus en plus au retour des frontières, au contrôle plus serré des flux migratoires, à des revendications plus marquées de souveraineté nationale et de contrôle d’éléments stratégiques dans chaque pays (y compris en matière de stratégies industrielles), à des phénomènes de relocalisation de certaines productions (les médicaments et les équipements de santé, mais pas seulement). Autrement dit, une certaine fragmentation de l’économie mondiale se dessine, sans aller pour autant vers un « détricotage » de la mondialisation telle qu’elle s’est développée depuis les années 1970. Avec moins de mobilité internationale des personnes (et des conséquences probablement durables sur le tourisme), un commerce international qui va décélérer sans s’effondrer…S’il y a une mobilité internationale qui ne sera pas impactée, c’est celle des capitaux. Je ne crois pas à un essor significatif du protectionnisme financier, ni à un retour du contrôle des changes. Les nouvelles technologies, qu’il s’agisse d’Internet, d’IA , de blockchain… ne sont pas remises en cause par le Covid 19, bien au contraire, et elles vont constituer des forces de résistance face à cette tendance au repli et à la fragmentation de l’espace économique.

La crise actuelle suscite aussi une demande forte des opinions publiques pour une mondialisation mieux gérée, mieux régulée, mieux gouvernée. Jusqu’à présent, la faible gouvernance mondiale que nous avons aujourd’hui s’est révélée totalement défaillante face à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques : l’OMS a été scandaleusement nulle, et j’attends au plus vite la démission de son directeur général. Pour une fois, Trump a eu raison d’annoncer le retrait des États-Unis du financement de cette organisation. Et le G20, à quoi sert- il vraiment dans le contexte présent ? Plutôt que de se complaire dans des scénarios populistes et économiquement coûteux de « démondialisation », il vaudrait mieux essayer de « tricoter » une vraie gouvernance mondiale.

L’Europe est-elle à la hauteur ?

La Banque centrale européenne (BCE) remplit totalement son rôle. Je l’ai dit, elle apporte 1000 milliards d’euros de liquidités additionnelles, sans chipoter. Une BCE sous la présidence de Christine Lagarde réactive et pragmatique, comme elle a su l’être avant sous la présidence de Mario Draghi. Je salue aussi l’accord européen qui permet de mobiliser 540 milliards : 240 via le MES (Mécanisme européen de stabilité), 200 grâce à la Banque européenne d’investissement et 100 milliards qui vont être empruntés par les États pour aider les États-membres à financer le chômage partiel. Le point de friction concernait en particulier le MES : les Néerlandais voulaient fixer à l’Italie des conditions macroéconomiques absurdes dans le contexte actuel, et du coup les Italiens refusaient la voie de soutien via le MES. Finalement, grâce à des convergences franco-allemandes, la seule condition posée à l’accès aux 240 milliards est que les sommes en question soient utilisées à des fins sanitaires.

Le point encore en suspens concerne la création d’un Fonds européen de solidarité, financé grâce à des emprunts co-émis par l’ensembles des États-membres donc des sortes de corona bonds ou d’eurobonds qui ne disent pas leur nom- et destinés à financer la relance en sortie de crise, par exemple en Italie. Un débat sur cette question s’installe en Allemagne, animé par des responsables politiques et des économistes partisans des corona bonds, mais la position officielle de l’Allemagne reste réservée. Sur cet aspect de la réponse possible de l’Europe, il faudrait une réelle convergence franco-allemande pour surmonter les réticences voire l’opposition de plusieurs pays du « Nord ».

Au total, l’Europe, malgré les initiatives de la France et de quelques pays du « Sud », n’est pas à la hauteur du choc sanitaire et économique actuel. Pas assez de coordination, de solidarité, de mutualisation aussi bien pour le sanitaire que pour l’économique. L’ampleur de la crise actuelle fait que le statu quo n’est pas une option. Ou nous avançons vers plus de solidarité et de mutualisation des objectifs et des moyens, ou bien l’Europe sera gagnée par la tentation des égoïsmes nationaux et par la fragmentation. Inutile peut-être de préciser que la première option a ma préférence…

La société française est-elle suffisamment solide et unie pour affronter cette crise ?

L’esquisse d’union nationale née en France du Covid 19 me semble à la fois fragile et temporaire. On verra si elle trouve ou non un prolongement politique (gouvernement d’union nationale ?) en sortie de crise ou même avant…La crise sanitaire va laisser des traces sociétales, qui pourraient susciter assez vite un retour de la contestation sociale. Certes, la problématique de la réforme des retraites et de celle de l’assurance-chômage est forcément modifiée par le double choc sanitaire et économique. Des compromis non envisagés encore en janvier dernier seront probablement la condition sociale et politique pour relancer (dans quel calendrier ?) un certain nombre de réformes structurelles. La contestation sociale pourrait être alimentée par le creusement des inégalités et l’essor de la pauvreté, l’un et l’autre liés au choc actuel et que les politiques publiques s’efforcent d’endiguer sans y parvenir totalement. Sans oublier le fait qu’au sortir de cette épreuve, la demande sociale pour un modèle plus économe en CO2 et plus écologique, plus durable, sera renforcée et portée encore plus qu’avant par la plupart des forces politiques, bien au-delà des seuls écologistes.

Par ailleurs, la crise sanitaire va catalyser, du moins il faut l’espérer, des changements dans la grille des rémunérations. Un consensus semble se dégager pour revaloriser les professions de santé mais aussi le personnel de l’éducation à tous les niveaux de l’enseignement. Il serait souhaitable qu’en France, l’échelle des rémunérations soit plus reliée à l’échelle de la valeur sociale (ou de l’utilité collective) des différents métiers. Cela implique une intervention de l’État, car l’auto-régulation n’y suffira pas, mais aussi plus de sens de leurs responsabilités de la part des élites, publiques ou privées.

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